Marc-Antoine
Le 27 novembre 2018
Marc-Antoine

Tymate : sommes-nous une entreprise libérée ?

Être ou ne pas être une entreprise libérée ? Et si le bonheur au travail, c’était avant tout le travail ?

Tymate : sommes-nous une entreprise libérée ?

Entreprise libérée, ça veut dire quelque-chose ? 

Derrière ce terme à la mode, il y a beaucoup de débats, de doutes et d’exagérations aussi bien de la part de ses adeptes que de ses détracteurs. 

De manière générale je trouve que le terme lui même n’est pas adapté à la démarche, parce que notre cher esprit critique va l’interpréter en opposition avec des entreprises “non libérées”, donc littéralement des entreprises contrôlée, asservies, enchaînées. Dans les deux cas cela n’a pas de sens. 

Ce n’est pas l’entreprise qu’il s’agit de libérer : c’est l’intelligence collective, la créativité, l’initiative et la responsabilité. Il faut pour cela s’émanciper de certaines contraintes et avoir défini la raison d’être de son organisation.  C’est pourquoi je préfère parler d’entreprise responsabilisante, c’est à dire une organisation qui propose une démarche de progression collective et individuelle, au service d’une vision partagée. 

Le bonheur au travail, c’est avant tout le travail 

Philippe Pinault, PDG de TalkSpirit, explique que : 
“Libérer l’entreprise, c’est favoriser le leadership, libérer vos collaborateurs des contraintes qui freinent leur capacité à servir au mieux les rôles qu’ils remplissent au service de la vision ou de la raison d’être de votre organisation.” 
Il faut donc commencer par porter une vision, une raison d’être, un projet de long terme basé évidemment sur le développement économique de l’entreprise, sa croissance et sa performance, mais aussi ses valeurs, ses enjeux, les défis qu’elle se donne dans son marché, son écosystème et son époque. 

Une entreprise libérée, ce n’est pas l’absence de hiérarchie, l’absence de règles, l’absence de procédures, l’absence de management. Ce n’est pas non plus une entreprise qui se donne pour mission de rendre heureux ses collaborateurs. Le bonheur est un état éphémère, personnel, relatif et subjectif. Le bonheur au travail, c’est avant tout le travail en lui même. S’épanouir dans son travail, c’est se sentir progresser, reconnu dans cette progression, se sentir faire partie d’un projet dont on partage le sens et les défis. C’est avoir envie de performer, de se challenger, faire partie d’une équipe qui se tire vers le haut, qui utilise les spécificités de chacun comme une force pour avancer ensemble. 

L’épanouissement professionnel

La définition même de l’épanouissement, c’est à dire l’action de s’épanouir, c’est le processus de l’éclosion, du cheminement vers la plénitude de ses facultés

Une entreprise performante et responsabilisante est en perpétuelle évolution vers la plénitude et l’adaptation de ses facultés, d’autant plus si elle a collectivement conscience de la raison d’être de ses facultés et qu’elle les met au service d’enjeux qui vont au delà de ses intérêts uniques

Alors comme on me pose souvent la question, puisque nous travaillons beaucoup chez Tymate à une approche horizontale et innovante au niveau organisationnel,  je ne nous reconnais pas dans le terme d’entreprise libérée. Nous mettons pourtant en oeuvre les principes de ce concept dans notre gouvernance :
“une logique où l’autorité appartient à celui qui fait, un mode dynamique de gestion, qui s’appuie sur la capacité de chacun à prendre les meilleures décisions dans les domaines qui sont les siens.”
Je préfère répondre que nous sommes une entreprise responsable et responsabilisante, qui met la priorité sur la progression et l’épanouissement professionnel. Un épanouissement par le projet, le travail, l’amélioration continue, le partage de valeur, la confiance, la convivialité, les initiatives, par le processus de l’éclosion qui nous oblige à adapter notre condition à notre environnement. 

Il n’y a pas d’épanouissement sans effort, sans erreur, sans difficulté. Il n’y a pas d’épanouissement sans objectifs à atteindre, sans vision partagée, sans intérêts collectifs. Il n’y a pas d’épanouissement sans reconnaissance, sans confiance, sans partage. Il n’y a pas d'épanouissement sans progression, sans croissance, sans réussite. Il n’y a pas d’épanouissement sans comportement responsable et… libéré.

Marc-Antoine NAVREZ (CEO)