Marc-Antoine
Le 29 mai 2018
Marc-Antoine

PRODUCT DESIGN SPRINT : Indispensable mais pas suffisant

Découvrez en quoi notre approche du Product Design Sprint est nécessaire mais pas suffisante pour la conception de votre produit numérique !

PRODUCT DESIGN SPRINT : Indispensable mais pas suffisant

Chez Tymate depuis presque 3 ans, nous commençons presque systématiquement l’accompagnement de nos clients par une phase de conception toujours très efficace : le Product Design Sprint.  

Inventé chez Google Venture par Jake Knapp, il s’agit comme l’explique Braden Kowitz co-auteur de la référence de la méthode,  le Sprint Book, d’une recette dont les ingrédients principaux sont indispensables à la réussite du processus, mais que chacun peut adapter à sa culture et à ses challenges commerciaux, organisationnels et humains.


Le PDS by Tymate

Il s’agit d’un processus de 5 ateliers destiné à imaginer la meilleure solution (numérique en ce qui nous concerne) en identifiant des problématiques concrètes à résoudre, et en s’appuyant sur les principes du Design Thinking, du prototypage rapide et des tests utilisateurs. 

Il s’agit d’un processus en 5 étapes destiné à imaginer la meilleure solution (numérique en ce qui nous concerne) :

Comprendre 

“L’innovation est cette incroyable intersection entre l’imagination d’une personne et la réalité dans laquelle elle vit” 
Ron Johnson

L’objectif de ce premier atelier est d’identifier ensemble les problématiques que vous souhaitez résoudre. En effet, il ne faut pas seulement faire un application numérique pour “moderniser son image”. 

Chez Tymate, nous cherchons avant tout la création de valeur : comment l’application, que nous allons concevoir ensemble, va-t-elle répondre aux problématiques sociales ou environnementales que vous avez décelées ? 

Dans cet atelier, il est important d’inclure votre cible pour deux raisons : 

  1. L’application doit assouvir le besoin de vos utilisateurs ; il faut donc les impliquer pour qu’ils puissent exprimer les problèmes auxquels ils sont confrontés.
  2. Leur participation permet également de vérifier que vous avez identifié les bonnes problématiques

L’atelier comprendre, c’est donc, avant tout, cerner ensemble le besoin et les problématiques de votre cible pour pouvoir y répondre ensemble. 

Diverger

“La créativité c’est l’intelligence qui s’amuse”
Einstein

L’atelier diverger, c’est l’étape où nous imaginons toutes les solutions possibles et imaginables aux problématiques soulevées lors du premier atelier. Il n’y a aucune limite au brainstorming. En échangeant et en ouvrant son esprit dans le champs des possibles, l’innovation, et par conséquent la valeur ajoutée se créent.  


Converger

“Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imagination est sans frontières.”
Dr. Seuss

Converger, c’est le carrefour de notre feuille de route. Il est temps de prendre en compte les contraintes techniques, temporaires et budgétaires de votre projet. C’est au cours de cet atelier que la première version de votre application se dessine. 

La plupart du temps, vous avez une idée bien définie de ce que vous souhaitez ; il faut tout et tout de suite pour offrir la meilleure expérience utilisateur. Or, c’est une erreur : l’important c’est de mettre en avant des fonctionnalités disruptives, qui seront peut-être rigides dans la première version, mais qui sauront répondre aux besoins de vos utilisateurs. Ne perdez jamais de vue qu’il faut d’abord prouver que votre projet va fonctionner, en commencement par des fondations solides. Que serait une voiture avec une belle carrosserie sans moteur ni volant ? 

Le travail en amont dans Diverger reste bien sûr en compte et ouvre le champs des possibles pour la deuxième, troisième ou quatrième version de votre application. Il se peut également que votre projet prenne une autre tournure, et il faudra de nouveau diverger pour répondre au mieux aux problématiques que vous solutionnez. 

Prototyper

“L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme”
André Malraux 

Suite à l’atelier converger, il est temps de concevoir ensemble l’arborescence et les fonctionnalités clés de votre application. Accompagné par nos experts en UX, nous allons vous montrer toutes les bonnes pratiques en web design. Une expérience utilisateur réussie, c’est une ergonomie claire et fluide. 

Tester 

“Il y a trois réponses possibles : oui, non, et WOW ! 
Wow est la réaction que vous devez rechercher.” 
Milton Glaser

Lors de ce dernier atelier, nous confrontons le prototype créé par nos designers à votre cible. Cet atelier représente l’aboutissement de tout le processus de création. Face aux wireframes, les testeurs donnent leurs avis sur l’ergonomie, la pertinence des fonctionnalités. 

Bien évidemment, il se peut que le prototype nécessite quelques ajustements selon les retours. Néanmoins, à la sortie du Product Design Sprint, vous repartez avec un cahier des charges complet de votre application numérique. Les maquettes sont la clé de voûte pour accorder les équipes sur les futurs développements. 


Pourquoi passer par un PDS ? 

Beaucoup plus efficace qu’un cahier des charges traditionnel pour concevoir un produit ou service numérique, le Design Sprint est donc aujourd’hui proposé par de plus en plus d’agences ou consultants sensibilisés - parfois sur le tard - aux méthodes agiles et au lean management. C’est une bonne chose mais il est important d’avoir conscience que si le Design Sprint est indispensable dans un processus d’innovation, il n’est pas suffisant.

Il faut en effet un AVANT et surtout un APRÈS. On vous explique en quelques points comment se préparer avant de se lancer dans un Product Design Sprint :

Peaufiner votre vision en amont du PDS

Avant de passer par un Product Design Sprint, il est nécessaire que vous soyez au clair sur : 

  1. La stratégie et la vision à long-terme de votre projet ;
  2. Les problématiques et les enjeux auxquels vous souhaitez vous attaquer ;
  3. Connaître les différents acteurs et votre cible ;

Cela paraît évident ? Et pourtant, au détriment du temps de pure conception sur le prototypage, nous passons parfois plus de temps alloué pour trouver ces différentes lignes directives. 

Pour certains projets ou certaines entreprises, il est donc parfois nécessaire de mettre en oeuvre une phase en amont d’identification de la stratégie d’innovation à déployer, des enjeux relatifs à cette stratégie, du marché et du partage de la vision produit ou service à approfondir

Le post PDS : quelles actions à mener ?  

De même, il faut un APRES Design Sprint, c’est à dire un plan d’action de développement en phase avec les forces et contraintes de la structure pour dépasser le stade du prototype. A la fin du PDS, vous ressortez avec des maquettes structurantes de votre application, ainsi qu’une estimation de chiffrage. 

Pour les start up

Nous sommes souvent confrontés à des chiffrages qui dépassent nos préconisations (6 sprints maximum). Pourquoi ? Parce que la plupart de nos clients ont une vision à moyen/long terme de leur application. Or, il ne faut pas oublier qu’une application web ou mobile est un être vivant, en constante évolution.

La MVP sert surtout à poser les fondations du projet. Au plus vite nous testons ces fondations, au plus vite vous pourrez continuer à faire grandir votre projet et votre entreprise. 

Pour les grandes entreprises

Trop d’entreprises et, il faut le dire notamment les plus grandes, ont le syndrome du POC (proof of concept). On reste au stade du proto parce que le développement du produit nécessite d’impliquer voir de challenger des ressources ou des systèmes d’informations parfois sclérosés. On reste au stade du proto parce que le partenaire qui a initié la phase de conception ne propose pas de stratégie de développement technologique concrète et efficace, on reste au stade du proto parce qu’on veut innover oui, se transformer même, mais quand même pas trop vite, pour ne pas trop bousculer les équilibres internes ronronnants, chapitrés par les changements de gouvernance qui de toute façon risquent de changer la ligne directrice actuelle. 

Bref, on reste au stade du Proto pour plein de bonnes ou moins bonnes raisons. 

Chez Tymate, nous convertissons 80 % de nos Product Design Sprint en phase de développement, car nous sommes originellement une agence de développement avec une culture forte de l’ingénierie, et nous avons fait partie des premiers à amener autour de cette culture des processus de conception et de co-création qui se généralisent aujourd’hui, et c’est tant mieux, mais ne se suffisent pas à eux même. 

Conclusion

Analyser, concevoir, développer, valoriser. Chaque étape compte. Dans cet ordre. Concevoir pour analyser ne fonctionne pas très bien. Développer sans concevoir nous ramène aux contraintes d’interprétations d’un cahier des charges, et concevoir sans développer c’est se faire plaisir sans s’engager. La véritable création de valeur, qu’elle soit commerciale, organisationnelle et humaine ne peut commencer à se mesurer que quand une version non confidentielle de l’innovation est déployée sur le marché.